Poème 'Encart' de René CHAR dans 'Le Nu perdu'

Encart

René CHAR
Recueil : "Le Nu perdu"

Les routes qui ne promettent pas le pays de leur destination sont les routes aimées.

La générosité est une proie facile. Rien n’est plus attaqué, plus confondu, diffamé qu’elle. Générosité qui crée nos bourreaux futurs, des rêves écrits à la craie, mais aussi la chaleur qui une fois reçoit et, deux fois donne.

Il n’y a plus de peuple-trésor, mais, de proche en proche, le savoir-vivre infini de l’éclair pour les survivants de ce peuple.

La pluie, école de croissance, rapetisse la vitre par où nous l’observons.

Nous demandons à l’imprévisible de décevoir l’attendu. Deux étrangers acharnés à se contredire- et à se fondre ensemble si leur rencontre aboutissait !

En amour, en poésie, la neige n’est pas la louve de janvier mais la perdrix du renouveau.

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