Poème 'Épitaphe' de José-Maria de HEREDIA dans 'Les Trophées'

Épitaphe

José-Maria de HEREDIA
Recueil : "Les Trophées"

Suivant les vers de Henry III.

Ô passant, c’est ici que repose Hyacinthe
Qui fut de son vivant seigneur de Maugiron ;
Il est mort – Dieu l’absolve et l’ait en son giron !
Tombé sur le terrain, il gît en terre sainte.

Nul, ni même Quélus, n’a mieux, de perles ceinte,
Porté la toque à plume ou la fraise à godron ;
Aussi vois-tu, sculpté par un nouveau Myron,
Dans ce marbre funèbre un rameau de jacinthe.

Après l’avoir baisé, fait tondre, et de sa main
Mis au linceul, Henry voulut qu’à Saint-Germain
Fût porté ce beau corps, hélas ! inerte et blême ;

Et, jaloux qu’un tel deuil dure éternellement,
Il lui fit en l’église ériger cet emblème,
Des regrets d’Apollo triste et doux monument.

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