Poème 'Grédelu' de Théodore de BANVILLE dans 'Odes funambulesques'

Grédelu

Théodore de BANVILLE
Recueil : "Odes funambulesques"

Naguères j’ai vu Grédelu
Représenter un jeune singe.
Au fond du grand bois chevelu
Naguères j’ai vu Grédelu.
Ce soir-là, certes, il a plu
Sans l’éclat trompeur du beau linge.
Naguères j’ai vu Grédelu
Représenter un jeune singe.

Décembre 1845.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. Singe du duc
    ----------------

    Dans ce manoir, il a passé sa vie,
    Sans être atteint d’aucun mal douloureux ;
    Car il n’eut pas de maîtres rigoureux,
    Il ne fut point une bête asservie.

    Or, notre époque est assez obscurcie,
    Et rien n’y vaut un vieux manoir ombreux ;
    Nul n’y subit de songes ténébreux,
    Les destinées n’y sont pas endurcies.

    Qu’il est heureux, ce primate, ici-bas !
    Il ne craint pas le jour de son trépas,
    Ayant toujours bien employé ses heures ;

    Et même moi, qui aime la rigueur,
    Je voudrais vivre en pareille langueur,
    Et que ma poésie jamais ne meure.

Rédiger un commentaire

Théodore de BANVILLE

Portait de Théodore de BANVILLE

Etienne Jean Baptiste Claude Théodore Faullain de Banville, né le 14 mars 1823 à Moulins (Allier) et mort le 13 mars 1891 à Paris, est un poète, dramaturge et critique français. Célèbre pour les « Odes funambulesques » et « les Exilés », il est surnommé « le poète du... [Lire la suite]

© 2021 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS