Poème 'La catin' de guillaumePrevel

La catin

guillaumePrevel

Lorsque l’aurore se lève et se drape du matin,
Elle, reste lovée sous des draps faits de lin,
Afin de reposer son corps usé et endolori,
Par les assauts multiples de la nuit.

Son âme est pure et ne sera jamais entachée,
Tant elle en est arrivée à se détacher,
Du vice et de la saleté des misérables hommes,
Qui semblent n’avoir toujours rien appris de Sodome.

Apaisée, elle reste enveloppée comme une blessure dans un pansement,
Et rêve puissamment à la vie qu’elle espérait en étant enfant,
Loin de cette existence d’esclavage et de luxure,
Loin de ce cauchemar glauque où se presse la pourriture,

Dans cette chambre où jamais ne paraîtra le pur amour,
Malgré la promesse d’une étreinte dans ce nid de velours,
En échanges des besoins élémentaires et vénales,
Qui seuls justifient sa plongée quotidienne dans ce monde infernal.

18 juillet 2014

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

© 2019 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS