Poème 'La toile d’araignée' de guillaumePrevel

La toile d’araignée

guillaumePrevel

Fils d’argent délicats et vibrants
Comme des cordes d’une harpe
Suspendues comme du linge en écharpe
Au gré des vents dominants

Les gouttes de rosées tombent
Au petit matin et perlent sur la toile
Cousues sous le secret des étoiles
Où, à la lueur du soleil de minuit succombent

Les bestioles naïves de leur vol frénétique
Qui condamnées sans procès se trouvent prisonnières
D’un piège imparable à l’étreinte sévère

Car, pas un bruit, pas même une légère musique
Ne trahissent la présence du filet invisible aux teintes d’or
Même la nuit quand l’ingénieuse tisseuse secrètement s’endort.

21 OCTOBRE 2017

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