Poème 'Le bal des mourants' de guillaumePrevel

Le bal des mourants

guillaumePrevel

Annonçant ma venue
rien ne se crée plus
Tout est silence
pour notre entrevue
J’avance d’un pas de danse
Vous reculez d’effroi
car vous m’avez reconnu
Vous êtes effrayée
pourtant vous me ressemblez
Et je ne suis pas plus squelette
que votre vieille tête n’est humaine

Allons! Tendez votre main
que je vous promène
Vous et votre ancienne beauté
aux quatre coins du vent
Pour disperser votre cendre charnelle
hors de votre habit de flanelle

Allons! Dépêchez-vous
car il serait mal vu
Que j’arrive en retard
au bal des mourants.

Décembre 99

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