Poème 'Le coursier de la mort' de guillaumePrevel

Le coursier de la mort

guillaumePrevel

D’un lourd et puissant galop
Elle arrive sans prévenir sur un noir coursier
Frappant jusqu’au sang les flancs de la bête déifiée
Qui semble survoler la terre et les flots

Et le ciel tourmenté reste livide
Tant le choc est violent comme l’enfer
Tout brûlant du fracas du sang contre le fer
Dont la mort frappe ses victimes et les laisse vides

Et elle guette ses proies jour et nuit
Juchée sur son terrible animal
Retenant le coup qui sera fatal
Aux malheureux qui font leurs adieux à la vie

Invisibles au commun des vivants
La mort et son cheval aux couleurs des ténèbres
Ne l’est plus pour les créatures aux frêles vertèbres
Pour qui les souffles sonnent comme des cris déchirants

Et ils tuent au son de trompettes tristes
Comme un terrifiant centaure au poitrail d’airain
Annonçant partout l’irrémédiable fin
Aux mortels que seuls les deuils attristent.

08 aout 2013

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