Poème 'Le Miroir' de Charles BAUDELAIRE dans 'Le Spleen de Paris'

Le Miroir

Charles BAUDELAIRE
Recueil : "Le Spleen de Paris"

Un homme épouvantable entre et se regarde dans la glace.

« Pourquoi vous regardez-vous au miroir, puisque vous ne pouvez vous y voir qu’avec déplaisir ? »

L’homme épouvantable me répond : « — Monsieur, d’après les immortels principes de 89, tous les hommes sont égaux en droits ; donc je possède le droit de me mirer ; avec plaisir ou déplaisir, cela ne regarde que ma conscience. »

Au nom du bon sens, j’avais sans doute raison ; mais, au point de vue de la loi, il n’avait pas tort.

Poème préféré des membres

gerarddebrennel a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. Pentaquark du miroir
    --------------------------

    Le pentaquark d’azur ici se transfigure,
    Ne sachant s’il existe ou s’il est inventé ;
    En ses cinq composants, comment le démonter,
    Surtout, comment savoir quelle en est la nature ?

    Le vaillant physicien peut bien, par aventure,
    Se laisser enivrer de sa sombre beauté ;
    Mais il ne pourra pas rédiger un traité
    Qui de la particule offrirait la peinture.

    Or, il doit y penser, car tel est son sujet,
    Son habilitation n’aura pas d’autre objet
    Même si les cinq quarks se rient de son audace.

    On trouve rarement ce monstre sous les cieux
    Qui charme nos regards, mais ne vit pas très vieux :
    Au pays des quanta, le temps trop vite passe.

Rédiger un commentaire

© 2018 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS