Poème 'Le navire aux forbans' de guillaumePrevel

Le navire aux forbans

guillaumePrevel

Les grandes voiles déchirées
Claquent au vent des menaces
La houle frappe sa carène de glace
Et le pousse à chavirer

Pourtant, dans les eaux mystérieuses et noires
Éternel et fantomatique il se soulève
Des rouleaux écrasant comme des glaives
Et il fonce vers des horizons de nuits, vers des lacs miroirs

Entretenant sa légende de spectre;
La mémoire des combats et de la sonnerie du glas
De ceux qui nourrissent les poissons lieu de leur trépas

Et il revit les assauts et les vies arrachées
Pour quelques babioles sur des têtes tranchées
Qui scintillent parfois au fond des océans de l’histoire.

17 octobre 2014

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

© 2019 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS