Poème 'Léda et le cygne' de FAB

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Léda et le cygne

FAB

Un coup sec : les ailes battant toujours
Sur la fille affaiblie, ses cuisses caressées
Par les sombres linceuls, et dont la nuque autour,
De laquelle est sa loi, sein sous son sein pressé.

Comment ces doigts tremblants peuvent-ils repousser
La gloire emplumée loin des ces cuisses béant ?
Et comment le corps, sous cette blanche ruée,
Ne sent-il, d’ où il est, l’étrange cœur battant ?

Un frémissement là dedans les reins accouche
Le mur brisé, brûlantes la voûte et la tour
Et Agamemnon mort.
Elle, le souffle court,

Si possédée par l’air au sang vif et farouche,
Se soumit-elle en sa conscience à son pouvoir
Avant qu’indifférent le bec l’eût laissé choir ?

Hommage à W.B. Yeats, 1928

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