Poème 'Les « marches naturelles »' de Louis-Honoré FRÉCHETTE dans 'Les Oiseaux de neige'

Les « marches naturelles »

Louis-Honoré FRÉCHETTE
Recueil : "Les Oiseaux de neige"

Encaissé dans un lit aux arêtes rugueuses,
Entre deux pans abrupts rongés par le courant,
Tout au fond d’un ravin sinueux, le torrent,
Avec un bruit confus, roule ses eaux fougueuses.

Du rivage escarpé jusqu’au bois odorant,
Dont l’ombre couvre au loin ces grèves rocailleuses,
Des gradins encadrés de sapins et d’yeuses,
Taillés dans le granit, s’élèvent rang par rang.

Mystérieux degrés, colossales assises,
Vastes couches de roc bizarrement assises,
Dites, n’êtes-vous pas les restes effondrés

D’une étrange Babel aux spirales dantesques,
Ou bien quelque escalier aux marches gigantesques
Bâti pour une race aux pas démesurés ?

(1871)

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

© 2019 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS