Poème 'Les rats' de guillaumePrevel

Les rats

guillaumePrevel

Aux moments où tout dans la ville s’éteint
Ils allongent leurs museaux hors des égouts
Et filent entre les bancs sous les regards de dégoût
En perçant de leurs yeux rouges le brouillard sybillin

Leurs longues queues les prolongent comme un long frisson
Quand ils s’approchent des tas d’ordures nauséabonds
Qu’ils gagnent prestement en faisant de petits bonds
Alors, ils engloutissent les restes et nettoient à leur façon

Le reflet sale de nos belles sociétés
Qui se vantent d’être hautement civilisées
Malgré les dégâts et la pollution qu’elles génèrent

Puis, lorsque le tas de déchets
Est réduit par l’action des rats (ces rejets!)
Ils regagnent en silence le monde infâme que nous produisons.

19 septembre 2013

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