Poème 'Lit d’hôpital' de guillaumePrevel

Lit d’hôpital

guillaumePrevel

A Geneviève Ambert (1925-2014)

Toujours dans mes rêves épouvantés,
Je vois dans la pénombre un affreux lit d’hôpital,
Où un cadavre aux yeux crevés remplacés par deux opales,
Surveille les intrus qui entrent en ce lieu déjà hanté,

Et les tourmente de mauvaises et sombres pensées,
Pour qu’ils quittent cette pièce qui mange les chairs,
Afin de régner en maître absolu sur ce petit univers,
Où l’expression de la vie se fait violemment tancer!

Alors, poursuivi par d’infernales et mortelles visions,
De la grande faucheuse victorieuse et sauvage,
Je retraite de cette chambre qui est un noir sarcophage,

Pour revoir bien vite un coin de ce ciel bleu et apaisant,
Qui inonde mes jours d’une vie douce et vigoureuse,
Et me fait tourner le dos à cette fin malheureuse.

25 juin 2014

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