Poème 'L’Ombre aux soupirs' de Paul ÉLUARD dans 'Répétitions'

L’Ombre aux soupirs

Paul ÉLUARD
Recueil : "Répétitions"

Sommeil léger, petite hélice,
Petite, tiède, cœur à l’air.
L’amour de prestidigitateur,
Ciel lourd des mains, éclairs des veines,

Courant dans la rue sans couleurs,
Pris dans sa traîne de pavés,
Il lâche le dernier oiseau
De son auréole d’hier —
Dans chaque puits, un seul serpent.

Autant rêver d’ouvrir les portes de la mer.

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Commentaires

  1. Serpent exoplanétaire
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    Un soleil triple, et pas d'humains,
    Quel curieux genre de planète,
    Quarante pommes de rainette
    Et pas une paire de mains.

    L'arbre est présent, avec son fruit,
    L'humanité en est absente ;
    Qui faudra-t-il donc que je tente,
    À qui ferai-je des ennuis ?

    Ainsi songeait un vieux serpent
    De sinople parmi les branches,
    Se désolant dans l'aube blanche
    De son astre sans habitants.

  2. Idée général du poème l'ombre aux soupirs et ses centres d'intérêts

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