Poème 'Madame Tallien' de Théodore de BANVILLE dans 'Les princesses'

Madame Tallien

Théodore de BANVILLE
Recueil : "Les princesses"

… la Dona Theresia, que Bordeaux a vue passer, dans la stupeur, debout sur un char, le bonnet rouge sur la tête, une pique à la main, un bras sur l’épaule du maître, la Tallien se montre un soir, la gorge enserrée dans une rivière de diamants…
Edmond et Jules de Goncourt, Histoire de la Société française pendant le Directoire.

Cette Theresia, que le rustre et la gouge
Ont jadis adorée, une pique à la main
Et triomphant avec son proconsul romain
Sur un char, les cheveux couverts du bonnet rouge,

Dédaignant à présent les caresses du bouge,
Laisse voir ses pieds nus aux ongles de carmin ;
Sa robe, qui frémit sur son corps surhumain,
Est comme un tissu d’air tramé, que le vent bouge.

Ses beaux seins, comme avec des éblouissements
D’astres, sont pris dans un collier de diamants
Qui les brûle d’un clair scintillement d’étoiles ;

Et victorieux, fiers de leurs boutons vermeils
Ils luttent de blancheur avec ces légers voiles,
Et de splendeur avec ce carcan de soleils.

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Théodore de BANVILLE

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Etienne Jean Baptiste Claude Théodore Faullain de Banville, né le 14 mars 1823 à Moulins (Allier) et mort le 13 mars 1891 à Paris, est un poète, dramaturge et critique français. Célèbre pour les « Odes funambulesques » et « les Exilés », il est surnommé « le poète du... [Lire la suite]

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