Poème 'On s’aimait' de Germain NOUVEAU dans 'Dixains réalistes'

On s’aimait

Germain NOUVEAU
Recueil : "Dixains réalistes"

On s’aimait, comme dans les romans sans nuage,
A Bobino, du temps de « Plaisirs au Village ».
Orphée alors chantait des blagues sur son luth ;
C’était l’époque où Chose inventait le mot : « Zut ! »
Où les lundis étaient tués par Sainte-Beuve.
Les Parnassiens charmés rêvaient la rime neuve ;
Et cousin Pierre était encore au régiment.
Sans prévoir de sa part le moindre embêtement,
L’Empereux, au Français, s’invitait chez Molière.
Haussmann songeait : Faudra raser la Pépinière !

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Commentaires

  1. Novembre printanier
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    Dans Saint-Denis, ce jour, novembre est sans nuages ;
    Quelle sérénité dans les rues du village !
    C’est le moment d’errer, sans but, sur les trottoirs,
    Ou de boire en terrasse un petit café noir.

    Les vendeurs du marché montrent des choses neuves ;
    Un buveur au comptoir paisiblement s’abreuve.
    Une inconnue m’adresse un sourire charmant,
    Presque un clin d’oeil aussi, mais très discrètement.

    Dans Saint-Denis, ce jour, chantent les vieilles pierres ;
    Le carillon produit ses notes coutumières,
    Le boucher nous instruit des mérites d’un veau
    Et je songe à des vers faits par Germain Nouveau.

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Germain NOUVEAU

Portait de Germain NOUVEAU

Germain Marie Bernard Nouveau, né le 31 juillet 1851 à Pourrières (Var) où il est mort le 4 avril 1920, est un poète français. Il est l’aîné des 4 enfants de Félicien Nouveau (1826-1884) et de Marie Silvy (1832-1858). Germain Nouveau perd sa mère alors qu’il n’a que sept ans. Il est élevé par son... [Lire la suite]

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