Poème 'Fin d’automne' de Germain NOUVEAU dans 'Premiers poèmes'

Fin d’automne

Germain NOUVEAU
Recueil : "Premiers poèmes"

C’est le soir au jardin du Luxembourg ; les portes
Vont se fermer ; le jour qui meurt à l’horizon
Semble un dernier adieu de la douce saison ;
Le pied foule un tapis mourant de feuilles mortes.

La nuit lente descend ; on entend s’apaiser
Des passants attardés les pas et les murmures ;
Les groupes, sur leur socle, au milieu des ramures,
Pour conjurer le froid échangent un baiser.

Car voici que l’Hiver s’avance, triste et sombre !
Vous allez être seuls, ô pauvres marbres nus!
Les amoureux discrets, à vous tous bien connus,
Ne viendront de longtemps s’abriter à votre ombre.

Un brouillard gris et fin s’estompe dans les airs ;
Le mystère se fait dans les mornes allées
Que hanteront bientôt les bises désolées ;
Les moineaux sont partis et les bancs sont déserts.

Oh ! le triste retour des saisons enrhumées !
Déjà sur votre épaule un frisson vient courir ;
Déjà le coeur se serre et, comme pour s’ouvrir,
Aspire au chaud parfum des chambres bien fermées.

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Germain NOUVEAU

Portait de Germain NOUVEAU

Germain Marie Bernard Nouveau, né le 31 juillet 1851 à Pourrières (Var) où il est mort le 4 avril 1920, est un poète français. Il est l’aîné des 4 enfants de Félicien Nouveau (1826-1884) et de Marie Silvy (1832-1858). Germain Nouveau perd sa mère alors qu’il n’a que sept ans. Il est élevé par son... [Lire la suite]

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