Poème 'La chanson du troubadour' de Germain NOUVEAU

La chanson du troubadour

Germain NOUVEAU

Sans amis, sans parents, sans emploi, sans fortune,
Je n’ai que la prison pour y passer la nuit.
Je n’ai rien à manger que du gâteau mal cuit,
Et rien pour me vêtir que déjeuners de lune.

Personne je ne suis, personne ne me suit,
Que la grosse tsé-tsé, ma foi ! fort importune ;
Et si je veux chanter sur les bords de la Tune
Un ami vient me dire : Il ne faut pas de bruit !

Nous regardons vos mains qui sont pures et nettes,
Car on sait, troun de l’air ! que vous êtes honnêtes,
De peur que quelque don ne me vienne guérir.

Mais je ne suis icy pour y faire d’envie,
Mais bien pour y mourir, disons pour y pourrir ;
Et la mort que j’attends n’ôte rien que la vie.

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Commentaires

  1. Un trobador canta en lenga occitana, un Francés dich 'troubadour' canta dins la lenga que tua l'occitan, lo francés.
    Un 'trobador' change en langue occitane, un Français dit 'troubadour' chante dans la langue qui tue l'occitan, le français.
    Un poèma en lenga francés que se dich "un poèma d'un trobador" es de l'ipocrisia literari franchimanda.

  2. Ce poème ne fait pas partie de la "Doctrine de l'amour" mais fait partie, sauf erreur, du "Calepin du mendiant".

  3. En effet, vous avez raison, il ne fait pas partie de la "Doctrine de l'Amour".
    N'arrivant pas à définir avec précision le contenu du "Calepin du mendiant", il apparait donc pour l'instant en "Hors recueil".
    Merci beaucoup pour cette précision !

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Germain NOUVEAU

Portait de Germain NOUVEAU

Germain Marie Bernard Nouveau, né le 31 juillet 1851 à Pourrières (Var) où il est mort le 4 avril 1920, est un poète français. Il est l’aîné des 4 enfants de Félicien Nouveau (1826-1884) et de Marie Silvy (1832-1858). Germain Nouveau perd sa mère alors qu’il n’a que sept ans. Il est élevé par son... [Lire la suite]

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