Poème 'Peindre' de marisolle

Peindre

marisolle

Peindre
quel curieux état
que celui de peintre.
Peindre non ce
que je vois,
mais ce qui est en moi.
Ce sens caché,
ces secrets enfouis,
qui pour les autres
sont barguignage
et pour moi, lumière
d’un soir, ou d’un jour.
Soleil bleu, orange noir,
ou l’inverse,
animaux fabuleux
sortis de ma mémoire,
sans y être jamais entrés
mais qui sur la toile,
le carton, ou le papier,
se déplient au gré de ce
jus épais sous le couteau
de l’artiste, en arabesques
maudites qui prennent sens
ou non, aux yeux des profanes,
qui ne comprennent pas.
Peut-être ne comprennent-ils pas,
mais voient-ils ?
Voient-ils ce qu’ils ont envie de voir ?
Peuvent-ils enfin percevoir
dans ce dédale de couleurs
qui s’enlacent, s’entrelacent
se télescopent, se fondent,
s’évadent ou se terrent,
peuvent-ils percevoir
un morceau de leur âme,
ou un élan de leur coeur ?
enfin, la découverte d’un monde
infini, à l’infini coloré, tarabusté,
heurté ou coulé doucement
comme sable sous la vague,
voient-ils quelque animal fabuleux
dans ces traces de couleur,
assemblage hétéroclite parfois
de teintes disjointes, détonantes,
mais qui rendent toujours
harmonie de musique
aux yeux des regardants,
demandeurs de merveille
et trouveurs d’idéal.

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