Poème 'Poisson' de Paul ÉLUARD dans 'Les Animaux et leurs hommes, les hommes et leurs animaux'

Poisson

Paul ÉLUARD
Recueil : "Les Animaux et leurs hommes, les hommes et leurs animaux"

Les Animaux et leurs hommes

Les poissons, les nageurs, les bateaux
Transforment l’eau.
L’eau est douce et ne bouge
Que pour ce qui la touche.

Le poisson avance
Comme un doigt dans un gant,
Le nageur danse lentement
Et la voile respire.

Mais l’eau douce bouge
Pour ce qui la touche,
Pour le poisson, pour le nageur, pour le bateau
Qu’elle porte
Et qu’elle emporte.

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Commentaires

  1. Ce poème est une peinture du Phare de Blankenberge sur la côte de Belgique. Il est aussi traduit en Néerlandais.

  2. c'est trop bien le poème je me suis inspiré de se poème pour faire un tableau

  3. L'imagination de l'eau
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    L'eau presque transparente a des fantasmes bleus ;
    Sirènes, cachalots, mots gelés, îles-lettres,
    Monstres qu'elle imagine et fait surgir à l'être,
    Y compris, certains jours, des vaisseaux fabuleux.

    L'eau presque insignifiante a des vues d'avenir ;
    Elle projette en elle une muse nageuse,
    Elle s'envole au ciel et redescend, neigeuse,
    Et va sur l'Everest pour n'en plus revenir.

    Nous aimons contempler ce monde issu de l'eau.
    La vague, le reflux, le calme, la banquise,
    Nous y voyons autant de figures exquises
    Que fait venir à nous la fantaisie des flots.

  4. Je l'aime bien

  5. Je l'adore

  6. Trop bien le poème

  7. Vous n'avez pas de goût les potos ! Elle est nulle cette poésie. Cette poésie n'a pas d'image : un poisson dans un gant, le nageur qui danse, etc.

  8. eh jean pierre tu te calmes si'il te plaît, Eluard c'est le Steve Jobs de la poésie surréaliste

  9. Ce poème respire et bouge comme l'eau
    Ne le sentez-vous pas ?

  10. Noble poisson d’azur
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    Ce vif poisson d’azur traverse les saisons,
    Il trouve des trésors au fond de la Mer Noire ;
    Il remonte souvent l’estuaire de Loire
    Pour de France admirer les vertes frondaisons.

    Il vogue prudemment, surveillant l’horizon,
    Et le vent printanier lui narre des histoires ;
    Traverser l’océan n’est pas la mer à boire,
    Surtout pour un seigneur à l’illustre blason.

    Ce poisson bien souvent dit des mots véritables ;
    Même, ses jugements sont toujours équitables,
    Car son esprit subtil est très sage et très fou.

    Il récite les vers de Racine et Corneille
    Auxquels le cachalot volontiers tend l’oreille,
    Ainsi que l’exocet ; mais le poulpe s’en fout.

  11. Quelqu’un peut m’expliquer le poème j’ai rien compris

  12. 阴鱼阳鱼 === Poisson du Yin et poisson du Yang
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    Yin et Yang en binaire ont tricoté le monde,
    Y compris les poissons dans les étendues d’eau :
    Poisson yin, poisson yang, sans se tourner le dos,
    D’un océan vers l’autre, ensemble, vagabondent.

    Ne disant aucun mot, leur sagesse est profonde,
    Car aucun des deux n’est bavard comme un oiseau ;
    Mais ils savent capter les pensées d’un roseau,
    Auxquelles, toutefois, jamais ils ne répondent.

    L’océan leur fournit de modestes repas ;
    Deux anges sous-marins les gardent du trépas,
    Qui savent déchiffrer bons et mauvais présages.

    Ils ont vu le Déluge, ils sont vraiment très vieux,
    D’une mer par Moïse ils ont vu le passage ;
    Ce ne fut rien, pour eux, de nouveau, sous les cieux.

  13. ---------

    Le pêcheur de Yin
    Achète au pêcheur de Yang
    Ses plus belles prises.

  14. Poisson de Boulgakov
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    J’orne les océans, car je suis le plus beau,
    Je suis d’une élégance à nulle autre seconde ;
    Ma parole séduit les habitants de l"onde,
    Elle est au sein du gouffre un lumineux flambeau.

    Chantez pour moi, disait le renard au corbeau,
    Mais pour le dépouiller, car il trompait son monde ;
    Cela, je l’ai compris par sagesse profonde,
    J’en suis accompagné de l’enfance au tombeau.

    Dans le te temps des amours je fais bonne figure,
    Mes histoires font rire, et c’est de bon augure ;
    Quand je lance un regard, Cupidon sort du bois.

    Je me verse du vin pour fêter mes victoires,
    La sirène souvent vient trinquer avec moi ;
    Ensemble nous avons... (mais c’est une autre histoire).

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