Poème 'Soir d’hiver' de Louisa SIEFERT dans 'Les Stoïques'

Soir d’hiver

Louisa SIEFERT
Recueil : "Les Stoïques"

L’étoile a des frissons dans la sphère divine.
HENRY MURGER

L’eau pleure au clair bassin des larmes de cristal,
Le pré s’est revêtu d’une robe argentée,
Des lueurs ont blanchi le ciel oriental
Et la lune apparaît dédaigneuse et lactée.

Le vent souffle du nord et le froid est fatal.
Malheur à qui n’a pas de demeure abritée,
Où la bouilloire au feu dit son chant de métal !
Malheur à qui suit seul la route désertée !

La terre est dure à l’homme et la mort est dans l’air.
Et tandis que par l’astre atteint d’un blanc éclair
Tout mur se dresse ainsi qu’un monument de marbre,
Telle qu’une âme prête à s’en aller d’ici,
Sur le bois noir, au bord de l’horizon, voici
Vénus comme une flamme entre les branches d’arbre.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

Louisa SIEFERT

Portait de Louisa SIEFERT

Louisa Siefert, née à Lyon le 1er avril 1845 et morte à Pau le 21 octobre 1877, est une poétesse française. Issue d’une famille protestante établie à Lyon, elle reçoit une éducation religieuse. Son père était originaire de Prusse et sa mère du canton de Thurgovie en Suisse. Son premier recueil de poèmes,... [Lire la suite]

© 2017 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS
Nos partenaires : Le Mot pour la frime | Poetiz | Permis moto