Poème 'Vieux souvenir' de Louis-Honoré FRÉCHETTE dans 'Les Oiseaux de neige'

Vieux souvenir

Louis-Honoré FRÉCHETTE
Recueil : "Les Oiseaux de neige"

Oui, je suis revenu sous la fenêtre aimée,
Dérobée à moitié sous les grands arbres verts,
Où, pour ouïr du soir les murmures divers,
Vous penchiez si souvent votre tête charmée.

Les oiseaux gazouillaient dans les sentiers couverts ;
Les fleurs ouvraient au vent leur corolle embaumée ;
Et, saluant de loin la fenêtre fermée,
Je m’arrêtai pensif pour crayonner ces vers.

La brise au vol serein jouait dans les ramilles ;
D’âcres senteurs montaient des épaisses charmilles ;
Le Couchant teignait d’or le front de la villa ;

Et, cependant, malgré ces splendeurs réunies,
Ces rayons, ces parfums, ces fleurs, ces harmonies,
Le deuil planait partout, car vous n’étiez plus là !

(1874)

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