Poème 'Cassandre' de FAB

Cassandre

FAB

Dès que s’ouvre ma bouche elle appelle le deuil
Du présent de la joie -
Passé et avenir
Souvenir et promesse -
Est-ce aimer que mentir
Quand ma langue traduit ce que perçoit mon œil

Mais les hommes sont sourds -
Fous à me rendre folle
L’impuissance me leurre et je crie -
Désespoir
Hélas -
Car le discours ne donne aucun pouvoir
Et je reste la seule à croire en mes paroles

Lorsque mes prophéties sont aveux de violence
Et que mes prédictions sont manques de confiance
En vous comme en moi-même -
Aveuglée par mes peurs

Je ne suis pas lucide et je fais des erreurs
Chaque jour est un don reconstruit sur des cendres
Dont je peux jouir enfin lorsque se tait Cassandre

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