Poème 'Celui ne suis-je point, divine chasseresse' de Isaac HABERT

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Celui ne suis-je point, divine chasseresse

Isaac HABERT

Celui ne suis-je point, divine chasseresse,
Qui veneur effronté t’aperçut dedans l’eau,
Comme tu te baignais avecques ton troupeau,
Veneur rendu la proie à sa meute traîtresse.

De chasser n’ai-je garde étant pris en la tresse
D’un or qui plus me tient d’autant qu’il est plus beau,
Mais je le voudrais bien, et Actéon nouveau
Mourir tout d’une fois qui de mourir ne cesse.

Actéon en paiement de sa témérité,
Pour avoir offensé ta sainte déité,
Tu voulus qu’il mourut, et moi j’en meurs d’envie.

M’achever de tuer sera me secourir,
Car puisque aussi vivant je ne fais que mourir,
Tu me feras mourir, tu me don’ras la vie.

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Isaac HABERT

Portait de Isaac HABERT

Isaac Habert, né à Paris vers 1560 et mort vers 1625, est un poète baroque français. Issu d’une famille d’écrivains, il écrit sur des thèmes scientifiques, religieux et amoureux.
Il fut valet de chambre et secrétaire du roi Henri III. Dans sa jeunesse, il avait été au service de Guy de Saint-Gelais, seigneur... [Lire la suite]

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