Poème 'A l’ombre des myrtes verts' de Isaac HABERT

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A l’ombre des myrtes verts

Isaac HABERT

A l’ombre des myrtes verts,
Sur un lit fait de fleurettes,
De roses, de violettes,
Et de cent fleurons divers,

Au doux bruit d’une ondelette,
Qui semblait parler d’amour,
Roulant sur l’herbe mollette,
Je me reposai un jour.

Sur cette couche odorante,
Soudain mon oeil fut sillé,
Et au son de l’eau coulante,
Quelque temps je sommeillai.

Il me semblait que ma dame
Était nue entre mes bras,
Et qu’aux amoureux combats,
Ensemble nous rendions l’âme.

Puis l’un sur l’autre pâmés,
Amour sur nous battait l’aile,
Et d’une flamme nouvelle,
Rendait nos coeurs enflammés.

Réveillé je dis au songe :
 » Songe, tu trompes les yeux
D’une agréable mensonge,
Mais le vrai me plaît bien mieux… « 

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Commentaires

  1. Manoir des hommes verts
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    Leurs noms sont inconnus, leur langue est un mystère,
    Cependant, leur refuge est assez bien conçu :
    Ils passent le plus clair de leur temps à se taire,
    Que font-ils par ici, nul ne l’a jamais su.

    Quand l’un d’entre eux voyage, il passe inaperçu,
    C’est au bord de la route un marcheur solitaire ;
    Il ne dit rien aux gens qui travaillent la terre,
    En aucun domicile il ne sera reçu.

    De ces verts inconnus que tu ne peux entendre,
    Sache-le, cher lecteur, tu ne dois rien attendre ;
    Rien ne t’arriverait si tu suivais leurs pas.

    Mais j’entendis l’un d’eux parler aux hirondelles
    Qui des murs du manoir sont les hôtes fidèles ;
    À ce qu’il m’a semblé, l’oiseau ne comprit pas.

  2. Manoir des hommes verts ---- (retouche)
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    Leurs noms sont inconnus, leur langue est un mystère,
    Cependant, leur refuge est assez bien conçu :
    Ils passent le plus clair de leur temps à se taire,
    Que font-ils par ici, nul ne l’a jamais su.

    Quand l’un d’entre eux voyage, il passe inaperçu,
    C’est au bord de la route un marcheur solitaire ;
    Il ne dit rien aux gens qui travaillent la terre,
    En aucun domicile il ne sera reçu.

    De ces verts inconnus que tu ne peux entendre,
    Sache-le, cher lecteur, tu ne dois rien attendre ;
    Rien ne t’arriverait si tu suivais leurs pas.

    Mais j’entendis l’un d’eux parler à l'hirondelle
    Qui des murs du manoir est un hôte fidèles ;
    À ce qu’il m’a semblé, l’oiseau ne comprit pas.

  3. Manoir des hommes verts ---- (encore une retouche)
    ----------

    Leurs noms sont inconnus, leur langue est un mystère,
    Cependant, leur refuge est assez bien conçu :
    Ils passent le plus clair de leur temps à se taire,
    Que font-ils par ici, nul ne l’a jamais su.

    Quand l’un d’entre eux voyage, il passe inaperçu,
    C’est au bord de la route un marcheur solitaire ;
    Il ne dit rien aux gens qui travaillent la terre,
    En aucun domicile il ne sera reçu.

    De ces verts inconnus que tu ne peux entendre,
    Sache-le, cher lecteur, tu ne dois rien attendre ;
    Rien ne t’arriverait si tu suivais leurs pas.

    Mais j’entendis l’un d’eux parler à l'hirondelle
    Qui des murs du manoir est un hôte fidèle ;
    À ce qu’il m’a semblé, l’oiseau ne comprit pas.

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Isaac HABERT

Portait de Isaac HABERT

Isaac Habert, né à Paris vers 1560 et mort vers 1625, est un poète baroque français. Issu d’une famille d’écrivains, il écrit sur des thèmes scientifiques, religieux et amoureux.
Il fut valet de chambre et secrétaire du roi Henri III. Dans sa jeunesse, il avait été au service de Guy de Saint-Gelais, seigneur... [Lire la suite]

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