Poème 'Déplacements et villégiatures' de Raymond RADIGUET dans 'Les Joues en feu'

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Déplacements et villégiatures

Raymond RADIGUET
Recueil : "Les Joues en feu"

I

Au sein des villes qui ont dès longtemps atteint
L’âge de la stérilité, ah si l’encre pouvait se tarir !
Dans un magasin où je cueillais des
Giroflées de Suède, nous frôlâmes Gertrude que l’on
voit une seule fois pendant son séjour sur la terre ou la mer.

Enseigne des gantiers : une attrayante image de la mort. Cette main de fer au-dessus de ma tête, n’est-ce pas aussi ma main que ne savent éviter les mouches ?

II

En robe du soir, l’infante de la dune frileuse m’offre son lait. Elle m’apprend à marcher sur le sable sans y laisser de traces. Nous nous exprimons dans des langues plus ou moins mortes. Cependant, le cavalier, à qui la mer va comme un gant, le futur noyé, l’oreille contre les vagues, les écoute décider de son sort, sans comprendre.

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