Poème 'Effacement du peuplier' de René CHAR dans 'Le Nu perdu'

Effacement du peuplier

René CHAR
Recueil : "Le Nu perdu"

L’ouragan dégarnit les bois.
J’endors, moi, la foudre aux yeux tendres.
Laissez le grand vent où je tremble
S’unir à la terre où je crois.

Son souffle affile ma vigie.
Qu’il est trouble le creux du leurre
De la source aux couches salies !

Une clé sera ma demeure,
Feinte d’un feu que le coeur certifie;
Et l’air qui la tint dans ses serres.

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Commentaires

  1. Le monde est un collage
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    L'éléphant te visite en ces lieux où tu bois ;
    Sa couleur est pareille à celle des framboises.
    Pour ton envie de lire un vallon se déboise,
    Le monde est un collage, et la colle se voit.

    Contemple ces fragments aux lueurs de bougies :
    De ce vaisseau perdu, veux-tu être vigie ?
    Sur ce que tu verras, n'établis nul rapport ;
    Surtout, ne t'attends pas à finir à bon port.

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