Poème 'Femmes de marins' de guillaumePrevel

Femmes de marins

guillaumePrevel

Le vent qui doucement se lève
Pousse sur la jetée et la grève
Des cohortes de moutons faits d’écume
Et l’on voit des femmes aux yeux remplis d’amertume

Qui regardent à l’aube, les bateaux s’éloigner et partir
Pour ne jamais, croient-elles, leur revenir!…
Ils filent silencieux à travers l’épais brouillard
Cette brume humide des affreux cauchemars

Et, quand enfin se lève ce drap inquiétant tissé par les fantômes
Elles voient au loin des points minuscules dans l’horizon morne
Pas plus larges et plus gros que la paume

De leurs mains crispées et resserrées
Qui supplient humblement, le dieu cruel des mers
De rendre les marins aux jeunes mariées éplorées.

14 septembre 2019

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