Poème 'Je m’étoy retiré du peuple, et solitaire' de Etienne JODELLE dans 'Contr'amours'

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Je m’étoy retiré du peuple, et solitaire

Etienne JODELLE
Recueil : "Contr'amours"

Je m’étoy retiré du peuple, et solitaire
Je tachoy tous les jours de jouir sainctement
Des celestes vertus, que jadis justement
Jupiter retira des yeux du populaire.

Ja les unes venoyent devers moy se retraire,
Les autres j’appelloy de moment en moment
Quand l’amour traistre helas! (las trop fatalement)
Ce fut, ô ma Pandore, en mall’heure me plaire :

Je vy, je vins, je prins, mais m’assurant ton vaisseau,
Tu vins lacher sur moy un esquadron nouveau
De vices monstrueux, qui mes vertus m’emblerent.

Ha ! si les Dieux ont fait pour mesme cruauté
Deux Pandores, au moins que n’as-tu la beauté,
Puis que de tout leur beau la premiere ils comblerent !

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Etienne JODELLE

Portait de Etienne JODELLE

Étienne Jodelle, né en 1532 à Paris où il est mort en juillet 1573, est un poète et dramaturge français. Membre de la Pléiade, il s’efforça d’en appliquer les principes à l’art théâtral. Il fut le premier à utiliser l’alexandrin dans la tragédie. Il apparaît comme un précurseur de la tragédie à... [Lire la suite]

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