Poème 'La Princesse Borghèse' de Théodore de BANVILLE dans 'Les princesses'

La Princesse Borghèse

Théodore de BANVILLE
Recueil : "Les princesses"

Canova avait fait en 1811 une admirable statue, modelée sur la princesse Borghèse, qui fut envoyée à Turin au prince Borghèse, lequel la tint longtemps placée dans son cabinet, et l’envoya plus tard à Rome, où elle se trouve encore.
M-d j. Biographie universelle.

Le précieux joyau de la famille corse,
La princesse Borghèse est nue, et le sculpteur
Voit jaillir devant lui, comme un lys enchanteur,
Ce jeune corps, brillant de jeunesse et de force.

Les seins en fleur, les plans harmonieux du torse
Le ravissent, et la lumière avec lenteur
Vient baigner d’un rayon subtil et créateur
Les pieds charmants, posés sur un tapis d’écorce.

Et la nymphe que fait renaître Canova,
C’est Pauline, effaçant l’idéal qu’il rêva,
Mais c’est aussi Vénus, la grande enchanteresse.

Car l’Artiste enivré d’accords mélodieux,
S’il lui plaît, anoblit le sang d’une princesse
Et la mêle vivante à la race des Dieux.

Juillet 1874.

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