Poème 'L’aube naissante' de guillaumePrevel

L’aube naissante

guillaumePrevel

Tu me guettes je le sens
Tu me vois mourant sur cette paillasse
Froide de ma solitude contrainte
Et tu m’appelles comme une amie retrouvée
De ta jolie voix argentine.
Je te sens près de moi
Même si mes yeux fatigués
Ne percent pas l’opacité délavée
De l’aube naissante.
Je sens ta main pâle et froide
Posée sur ma bouche suppliante
Qui caresse ma chair dévorée de l’intérieur
Par l’usure de la vieillesse.
Mais où veux tu m’emmener?
Moi qui suis mort depuis des années!
Vers quelles nouvelles prisons?
Vers quels nouveaux dédales de déraisons?

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