Poème 'Le Miroir d’un moment' de Paul ÉLUARD dans 'Nouveaux Poèmes'

Le Miroir d’un moment

Paul ÉLUARD
Recueil : "Nouveaux Poèmes"

Il dissipe le jour,
Il montre aux hommes les images déliées de l’apparence,
Il enlève aux hommes la possibilité de se distraire.
Il est dur comme la pierre,
La pierre informe,
La pierre du mouvement et de la vue,
Et son éclat est tel que toutes les armures, tous les masques en sont faussés.
Ce que la main a pris dédaigne même de prendre la forme de la main,
Ce qui a été compris n’existe plus,
L’oiseau s’est confondu avec le vent,
Le ciel avec sa vérité,
L’homme avec sa réalité.

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Commentaires

  1. Nef aux vitraux d'azur
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    De gueules et de sable est la lueur du jour.
    Il surgit une nef de très lourde apparence
    Où s'ouvrent des vitraux teintés de bleu de France ;
    De l'océan de pourpre, elle fera le tour.

    Le timonier confond l'oiseau avec le vent,
    Le vin qu'on boit le soir avec de la saumure,
    La nappe de la table avec sa belle armure,
    La braise du fourneau avec le jour levant.

    Pour qu'il y voie plus clair, la magie d'un miroir
    Pourrait bien opérer, mais l'objet salutaire,
    Hélas, manque à l'appel. Est-il resté à terre,
    Ou, simplement, rangé dans Dieu sait quel tiroir ?

  2. Plan détaillée du poème le miroir d'un moment dans capitale de la douleur de Paul éluard

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