Poème 'Le petit du ciel' de marisolle

Le petit du ciel

marisolle

Lorsque la terre fut créée, on ne sait pas trop par qui ou par quoi, à cause de qui ou à cause de quoi, bref, dans un pays qui n’avait pas de nom à l’époque, puisque personne ne savait lire ni écrire, et que personne en personne n’habitait sur la terre, le ciel, toujours gris -je ne vois pas pourquoi un ciel ne serait pas toujours gris alors que les gens le veulent toujours bleu !- le ciel donc décida de créer un arbre.

Un arbre pour qui et pour quoi ? on ne savait pas et comme il n’y avait que des animaux sur la terre, personne ne posa la question à personne.

Donc cet arbre poussait gentiment – oui, c’est un adverbe du genre pacifique qui me plaît bien, pas comme ces agressivement, colériquement etc..- et le ciel l’entourait de tous ses soins.

C’est à dire que lorsqu’il pleuvait trop, il lui faisait un rempart avec les nuages de beau temps et quand le soleil tapait trop fort, il lançait les nuages de pluie pour le rafraîchir.

Le paradis sur terre, quoi !

Mais le petit arbre s’ennuyait ferme et commençait à en avoir assez d’être toujours enfermé avec le ciel, au-dessus, sur les côtés ! Il aurait bien voulu aller se promener mais le ciel lui disait qu’il ne fallait pas, que c’était trop dangereux pour un arbre de sa taille.

Alors, un jour, un jour qu’il avait beaucoup plu et que les nuages de beau temps étaient tous trempés ! le petit arbre décida de partir.

Il détacha d’abord les branches les plus fragiles du ciel pour qu’il ne se rende compte de rien, puis feuille à feuille, il détacha toutes les branches les plus grosses. Il fit ça par un temps de nuit noire où l’on n’aurait pas mis le nez dehors !

Et tout joyeux il fit bouger ses branches, les secoua, les fit danser à bout de branches, et même,dans sa joie, il se permit un petit sifflement des basses branches les plus fines.

Qu’il était heureux, enfin ! il se pencha en avant mais en avant, le ciel faisait obstacle et il ne devait pas le réveiller ! Il se pencha en arrière, comme une danseuse sans tutu, et toucha terre de toutes ses branches.

C’était exaltant ! comme c’était merveilleux

Mais soudain, au lever du jour, le ciel ouvrit un oeil, son oeil de soleil,celui de lune s’était rendormi et se secoua tout entier en se sentant un peu léger. il lui manquait quelque chose ! Un courant d’air passait quelque part et le ciel avait horreur des courants d’air ! Il finissait toujours par s’enrhumer et alors la neige lui tombait du nez, ce qui était vraiment très très désagréable.

Du haut de sa grandeur il examina les environs mais ne vit rien d’anormal. Mais soudain,quelque chose lui chatouilla le nez. Une feuille, une toute petite feuille s’amusait avec son nez ! Incroyable. De sa vie de ciel, il n’avait jamais vu cela. Mais le pire, c’est que cette petite feuille sortait d’une branche qui s’agitait, s’agitait !!

Le ciel, alors s’aperçut avec effroi que son arbre s’était détaché de lui. Il avait osé.

Lui le ciel, on avait osé se détacher et c’était son préféré qui l’avait osé !

La stupeur et la colère l’étouffaient et il ne put dire un seul mot.

Seule un peu de neige tomba en petits, tous petits flocons et pourtant on était en été !!

Le petit arbre le regarda :

je me suis détaché parce que je m’ennuie toujours ici. Je voudrais partir voir le monde.

Le ciel voulut ricaner mais un grand froid l’envahit et il s’aperçut avec horreur que l’arbre lui avait arraché un morceau de ciel aussi grand que lui et ce grand trou lui faisait froid partout !

Alors, il éructa :

Va-t’en, va-t’en, tu vas me faire attraper la mort et tu sais ce qui arrive quand un ciel meurt ?

Non dit le petit arbre d’un air piteux, quoi ?

Tout sur la terre meurt,tout et toi avec, nigaud sans cervelle que tu es !!

Aaaah mais je ne savais pas pleura le petit arbre. Que puis-je faire pour réparer mon erreur ?

Tu veux vraiment me quitter ?demanda le ciel d’un ton radouci

Oui dit le petit arbre, j’aimerais bien voir ailleurs ce qui se passe.

Bon dit le ciel, tu peux t’en aller mais avant aides-moi à refermer ce trou avec tous les restes que tu as laissés.

Le ciel replia sur lui les lambeaux laissé par le petit arbre, puis ce dernier, entoura le ciel de ses branches,dans une embrassade d’adieu et une, sortit une racine, et hop, sortit deux racines et finalement toute les racines furent sur le sol.

Adieu dit le ciel qui laissa les larmes de pluie des nuages inonder la plaine, prends bien soin de toi et si tu reviens par ici, passes nous voir.

Je n’y manquerai pas assura le petit arbre en sautant à racines jointes sur les cailloux du chemin.

et Voilà l’histoire du petit arbre et du ciel, une histoire toute simple pour les petits et les grands.

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