Poème 'Le Soleil ne voit icy ba' de Vincent VOITURE

Le Soleil ne voit icy ba

Vincent VOITURE

Le Soleil ne voit icy bas
Rien qui ne cede aux doux appas
Dont Caliste nous ensorcelle,
Son air n’est pas d’une mortelle,
Sa bouche, ses mains, ny ses bras.

Ses beaux yeux causent cent trespas,
Ils esclairent tous ces climats,
Et portent en chaque prunelle
Le Soleil.

Tout son corps est fait par compas,
La grace accompagne ses pas ;
En fin Venus n’est pas si belle,
Et n’a pas si bien faites qu’elle
Les beautez qui ne voyent pas
Le Soleil.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

Vincent VOITURE

Portait de Vincent VOITURE

Vincent Voiture, né en 1597 à Amiens et mort le 26 mai 1648 à Paris, était un poète et prosateur français. Fils d’un marchand de vins qui suivait la cour, il fit ses études à Paris et gagna la protection de Gaston d’Orléans, frère du roi, en lui adressant une pièce de vers à l’âge de seize ans. Ce prince le nomma... [Lire la suite]

© 2017 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS
Nos partenaires : Le Mot pour la frime | Poetiz | Permis moto