Poème 'Les Trois oiseaux' de François COPPÉE dans 'L'Exilée'

Les Trois oiseaux

François COPPÉE
Recueil : "L'Exilée"

J’ai dit au ramier : — Pars & va quand même,
Au delà des champs d’avoine & de foin,
Me chercher la fleur qui fera qu’on m’aime.
Le ramier m’a dit : — C’est trop loin !

Et j’ai dit à l’aigle : — Aide-moi, j’y compte,
Et, si c’est le feu du ciel qu’il me faut,
Pour l’aller ravir prends ton vol & monte.
Et l’aigle m’a dit : — C’est trop haut !

Et j’ai dit enfin au vautour : — Dévore
Ce cœur trop plein d’elle & prends-en ta part.
Laisse ce qui peut être intact encore.
Le vautour m’a dit : — C’est trop tard !

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. Trois oiseaux de gueules
    ----------------------------

    C'est le premier oiseau de gueules qui fredonne
    Un air du temps passé, pour charmer le renard ;
    -- Oiseau, je ne suis pas un client pour ton art,
    J'aime juste manger les morceaux qu'on me donne.

    C'est le deuxième oiseau de gueules qui proclame
    La beauté du cosmos, pour séduire un goupil ;
    -- Oiseau, je ne veux point de ton discours subtil,
    J'aime mordre dedans ce qu'a rôti la flamme.

    C'est le troisième oiseau de gueules qui prononce
    Ces trois petits quatrains pour plaire à des lecteurs.
    -- Oiseau, j'aime les vers, s'ils proviennent du coeur,
    L'exercice de style est, pour moi, sans réponse.

Rédiger un commentaire

François COPPÉE

Portait de François COPPÉE

François Édouard Joachim Coppée, né le 26 janvier 1842 à Paris où il est mort le 23 mai 1908, est un poète, dramaturge et romancier français. Coppée fut le poète populaire et sentimental de Paris et de ses faubourgs, des tableaux de rue intimistes du monde des humbles. Poète du souvenir d’une première rencontre... [Lire la suite]

© 2017 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS
Nos partenaires : Le Mot pour la frime | Poetiz | Permis moto