Poème 'L’hallali du cerf' de guillaumePrevel

L’hallali du cerf

guillaumePrevel

«Si la cruauté humaine s’est tant exercée contre l’homme, c’est trop souvent qu’elle s’était fait la main sur les animaux».
Marguerite Yourcenar

Les feuilles jaunes et rouges tombent légères
Du feuillage des chevelus aux beaux reflets de feu
Elles flottent doucement chutant d’un mouvement paresseux
Et semblent caresser l’invisibilité de l’air

Le parfum tiède fleure bon dans les bois
Et porte en son secret des minutes éternelles
Tout paraît suspendu presque irréel
Répondant aux seules et uniques lois

De la nature; mais soudain un long et pénible râle
Se présente sous les traits d’un magnifique animal
Rappellant la cruauté humaine au son de l’hallali

Alors les cris affreux des hordes barbares, des équipages de Satan
Excitent la meute hurlante des chiens aux museaux pleins de sang
Qui outragent le corps du beau cerf qu’il y a peu encore vivait tranquillement.

18 Novembre 2017

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