Poème 'Mon petit Mont Blanc' de Paul ÉLUARD dans 'Les Malheurs des immortels'

Mon petit Mont Blanc

Paul ÉLUARD
Recueil : "Les Malheurs des immortels"

La petite personne noire a froid. À peine si trois lumières bougent encore, à peine si les planètes, malgré leur voilure complète, avancent en flottant : depuis trois heures il n’y a plus de vent, depuis trois heures la gravitation a cessé d’exister. Dans les tourbières, les herbes noires sont menacées par le prestidigitateur et restent en terre avec les chauves et la douceur de leur chair que le jour commence à broder de nuages amers.

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Commentaires

  1. Le seigneur de Marfak
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    Il a désordonné son groupe de planètes ;
    Je n’ose imaginer ce que sera leur sort,
    Elles vont, emportant les vivants et les morts,
    Et quelques dirigeants, individus honnêtes.

    Le seigneur de Marfak est diseur de sornettes ;
    Aucun des courtisans ne lui donnera tort,
    Ni le chien fatigué, ni le vieux chat qui dort ;
    Le Maître est affaibli, mais il reste aux manettes.

    Toute une galaxie dans l’entropie se noie,
    Cela n’affecte pas le malheur, ni la la joie ;
    Et c’est un beau sujet pour aligner des vers.

    Les astres égarés sont comme des moustiques
    Parcourant un jardin en orbes fantastiques,
    L’astronome renonce à vouloir y voir clair.

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Paul ÉLUARD

Portait de Paul ÉLUARD

Paul Éluard, de son vrai nom Eugène Émile Paul Grindel (14 décembre 1895 à Saint-Denis – 18 novembre 1952 à Charenton-le-Pont ), est un poète français. C’est à l’âge de vingt et un ans qu’il choisit le nom de Paul Éluard, hérité de sa grand-mère, Félicie. Il adhère au dadaïsme et est l’un des... [Lire la suite]

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