Poème 'Nature morte' de Tristan CORBIERE dans 'Les Amours jaunes'

Nature morte

Tristan CORBIERE
Recueil : "Les Amours jaunes"

Des coucous l’Angélus funèbre
A fait sursauter, à ténèbre,
Le coucou, pendule du vieux,

Et le chat-huant, sentinelle,
Dans sa carcasse à la chandelle
Qui flamboie à travers ses yeux.

– Écoute se taire la chouette…
– Un cri de bois : C’est la brouette
De la Mort, le long du chemin…

Et, d’un vol joyeux, la corneille
Fait le tour du toit où l’on veille
Le défunt qui s’en va demain.

Bretagne. – Avril.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. Polaris, l'étoile funèbre
    Contemple, du fond des ténèbres
    Notre monde à présent si vieux.

    L'astronome, humble sentinelle,
    Écrit aux lueurs des chandelles
    Qui se reflètent dans ses yeux.

    Eh ! Polaris ! Ce monde est chouette,
    J'ai soixante ans et des brouettes
    Et j'en souris comme un gamin.

    L'astre qui sur ce monde veille
    Nullement ne s'en émerveille,
    Mais ne contredit pas l'humain.

Rédiger un commentaire

Tristan CORBIERE

Portait de Tristan CORBIERE

Édouard-Joachim Corbière, dit Tristan Corbière, né le 18 juillet 1845 au manoir de Coat-Congar à Morlaix (Finistère) et mort le 1er mars 1875 à Morlaix, est un poète français. Il est né de l’union d’Édouard Corbière et d’Angélique Aspasie Puyo que 33 ans séparent : à sa naissance, son père est âgé de... [Lire la suite]

© 2017 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS
Nos partenaires : Le Mot pour la frime | Poetiz | Permis moto