Ô que tu es heureux, si tu connais ton heur
Ô que tu es heureux, si tu connais ton heur,
D’être échappé des mains de cette gent cruelle,
Qui sous un faux semblant d’amitié mutuelle
Nous dérobe le bien, et la vie, et l’honneur !Où tu es, mon Dagaut, la secrète rancoeur,
Le soin qui comme une hydre en nous se renouvelle,
L’avarice, l’envie, et la haine immortelle
Du chétif courtisan n’empoisonnent le coeur.La molle oisiveté n’y engendre le vice,
Le serviteur n’y perd son temps et son service,
Et n’y médit-on point de cil qui est absent :La justice y a lieu, la foi n’en est bannie,
Là ne sait-on que c’est de prendre à compagnie,
A change, à cense, à stock, et à trente pour cent.
Joachim DU BELLAY
Joachim du Bellay est un poète français né vers 1522 à Liré en Anjou, et mort le 1er janvier 1560 à Paris. Sa rencontre avec Pierre de Ronsard fut à l’origine de la formation de la « Pléiade », groupe de poètes auquel Du Bellay donna son manifeste, « la Défense et illustration de la langue... [Lire la suite]
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