Poème 'Poème en argot des tranchées' de guillaumePrevel

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Poème en argot des tranchées

guillaumePrevel

A ceux de 14/18

Ils en ont bu du bon barbelé
Sous le chant des abeilles et du marmitage
Il fallait bien ça pour ne pas finir zinzin sous le marmitage
Des artiflots, aux mortelles bobines et autres bébés

Même sous le plus propret des cagnas
Ils n’étaient pas plus sereins les poilus que sur l’échafaud
Toujours à la merci de l’arbeit sournois des mines de fourneaux
Des Hildéputes qui ne laissaient jamais finir le doux pain Kaka

Il en fallait de l’électrique, du délicieux picmuche
De l’antidérapant, du jus de fèves et du musicien
Pour se sentir encore vaillant, vivant de ce monde et terrien

Tant l’appel du gouffre, la boue des cratères
Sentaient la puanteur des cimetières
Et devenaient le gourbi des hommes Kapout.

11 Novembre 2017

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