Poème 'Pseaume troisième' de Théodore Agrippa d'AUBIGNÉ dans 'Poésies religieuses'

Pseaume troisième

Théodore Agrippa d'AUBIGNÉ
Recueil : "Poésies religieuses"

Dieu quel amas herissé de mutins, quel peuple ramassé !
Ô que de folles rumeurs, et que de vaines fureurs !
Ils ont dit : Cet homme est misérable, le pauvre ne sent prest
Rien de secours de ce lieu, rien de la force de Dieu.
Mais c’est mentir à eux : Dieu des miens contre mes haineux
Est le pavois seur et fort, contre le coup de la mort.
Par lui je hausse le front, lui qui m’entend, lui qui du S. mont
Tant eslevé, chaque fois preste l’oreille à ma voix.
Dont dormir m’en irai ; de tressauts, ni de crainte je n’aurai.
Puis resveillé ne m’assaut crainte, frayeur, ni tressaut :
J’ai de sa main seurté, de sa main n’ont sans peine presté
L’ombre du son le sommeil, l’aube du jour le resveil.
Vienne la tourbe approcher, courir, enceindre, ou se retrancher,
Quand ils m’assiegeront, mille de file et de front,
Dieu qui a veu le dedans du Malin, lui brisera les dents,
D’ire le coeur escuniant, langue, palais blasphémant
Dieu sçaura le salut de Sion bien conduire à son but,
Mesme le coeur des siens remplir et croistre de biens.
Gloire soit au Pere, et Fils et à l’Esprit, source des esprits
Tel qu’il soit et sera-t-il, aux siècles, ainsi soit-il.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

Théodore Agrippa d'AUBIGNÉ

Portait de Théodore Agrippa d'AUBIGNÉ

Théodore Agrippa d’Aubigné, né le 8 février 1552 au château de Saint-Maury près de Pons, en Saintonge, et mort le 9 mai 1630 à Genève, est un écrivain et poète baroque français protestant. Il fut aussi l’un des favoris d’Henri IV, du moins jusqu’à la conversion de celui-ci. Théodore décide alors de rédiger la plus grande... [Lire la suite]

© 2017 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS
Nos partenaires : Le Mot pour la frime | Poetiz | Permis moto