Poème 'Si je monte au Palais, je n’y trouve qu’orgueil' de Joachim DU BELLAY dans 'Les Regrets'

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Si je monte au Palais, je n’y trouve qu’orgueil

Joachim DU BELLAY
Recueil : "Les Regrets"

Si je monte au Palais, je n’y trouve qu’orgueil,
Que vice déguisé, qu’une cérémonie,
Qu’un bruit de tambourins, qu’une étrange harmonile,
Et de rouges habits un superbe appareil :

Si je descends en banque, un amas et recueil
De nouvelles je trouve, une usure infinie,
De riches Florentins une troupe bannie,
Et de pauvres Siennois un lamentable deuil :

Si je vais plus avant, quelque part où j’arrive,
Je trouve de Vénus la grand bande lascive
Dressant de tous côtés mille appas amoureux :

Si je passe plus outre, et de la Rome neuve
Entre en la vieille Rome, adonques je ne treuve
Que de vieux monuments un grand monceau pierreux.

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Commentaires

  1. Modestie d’un évêque
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    Dupanloup, de ses dons, ne montrait point d’orgueil ;
    Il était recueilli dans les cérémonies,
    Chérissait le savoir, cultivait l’harmonie,
    Aux vestales faisait le plus charmant accueil.

    De ses nombreux exploits, consultons le recueil
    Qui nous fait admirer sa puissance infinie ;
    Nulle femme, en nul temps, de son coeur n’est bannie,
    Il ne se met en berne en aucun soir de deuil.

    Renaît, chaque matin, sa force toujours neuve ;
    Et s’empresse aussitôt d’en exhiber la preuve
    À qui veut en connaître, en termes vigoureux.

    À ta cheville, évêque, aucun de nous n’arrive ;
    Ton nom sonne en premier pour la gloire lascive,
    Pour la splendeur d’Eros, le triomphe amoureux.

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Joachim DU BELLAY

Portait de Joachim DU BELLAY

Joachim du Bellay est un poète français né vers 1522 à Liré en Anjou, et mort le 1er janvier 1560 à Paris. Sa rencontre avec Pierre de Ronsard fut à l’origine de la formation de la « Pléiade », groupe de poètes auquel Du Bellay donna son manifeste, « la Défense et illustration de la langue... [Lire la suite]

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