Poème 'Suicidés' de Robert DESNOS dans 'État de veille'

Suicidés

Robert DESNOS
Recueil : "État de veille"

Pendus, égorgés, empoisonnés,
Voici la foule des suicidés :
Le chemin se hérisse, il a la chair de poule.

Poignardés, noyés, précipités,
Brisés par les roues du train,
Suicidés vous n’avez pas gagné.

Vous avez perdu
Frères ! Frères perdus
Qui donnez le mauvais exemple.

1936

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