Poème 'Une brise de danses' de Paul ÉLUARD dans 'L'Amour la poésie'

Une brise de danses

Paul ÉLUARD
Recueil : "L'Amour la poésie"

Une brise de danses
Par une route sans fin
Les pas des feuilles plus rapides
Les nuages cachent ton ombre.

La bouche au feu d’hermine
À belles dents le feu
Caresse couleur de déluge
Tes yeux chassent la lumière.

La foudre rompt l’équilibre
Les fuseaux de la peur
Laissent tomber la nuit
Au fond de ton image.

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Commentaires

  1. Un vieux marchand d'hermine
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    Un vieux marchand d'hermine
    En des lieux incertains
    Par la route chemine
    Où passa Saint Martin.

    Il dit : «Je suis transfuge
    D'un monde en perdition ;
    Après nous, le déluge,
    La fin des traditions».

    Puis, brûlé par la foudre,
    Périt ce colporteur ;
    Puissent les dieux l'absoudre,
    Qui sont nos protecteurs.

  2. Lapinot transfuge
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    Ma vie est en albums, trouvez-les, lisez-les,
    Elle eut ses temps de peine et ses temps d’allégresse ;
    Tantôt des avanies et tantôt des caresses,
    Mais, même de ma mort, j’ai su me consoler.

    Vers d’autres univers un jour je suis allé,
    Qu’importe que ma vie, vue de l’un d’entre eux, cesse ?
    Bien sûr, ça fit pleurer ma gentille princesse,
    Ça me fit aussi voir un monde décalé.

    Chaque fois qu’un belle aventure est parue,
    Ma renommée auprès des lecteurs s’est accrue ;
    Ils aiment mon auteur, fantaisiste et moqueur.

    Certes, je n’ai rien fait pour mériter la gloire,
    Mais ce sont des projets où j’ai mis tout mon coeur ;
    Ma défaite souvent fut comme une victoire.

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