Poème 'A l’aube' de Maurice ROLLINAT dans 'Paysages et paysans'

A l’aube

Maurice ROLLINAT
Recueil : "Paysages et paysans"

Brûlé par l’énorme lumière
Irradiant du ciel caillé,
- Stupéfait, recroquevillé,
Hâlé, sali par la poussière,

Le pauvre paysage mort
Se ranime à l’heure nocturne,
Et puis, murmurant taciturne,
Extasié, rêve et s’endort.

La bonne ombre le rafraîchit ;
Et toute propre resurgit
Sa mélancolique peinture.

Avec l’aurore se levant,
La rosée, au souffle du vent,
Pleure pour laver la nature.

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Commentaires

  1. Voracité d’une coccinelle
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    Se nourrit-elle de lumière
    Ou de fine poussière d’or ?
    Elle apporte plutôt la mort
    À la foule puceronnière.

    Boit-elle des litres de bière
    Ou des alcools plus ou moins forts ?
    Elle abreuve plutôt son corps
    De fine rosée printanière.

    Ce breuvage la rafraîchit ;
    Et de l’herbage elle surgit
    Pour s’envoler à l’aventure.

    Vers le firmament s’élevant,
    La coccinelle dans le vent
    Semble régner sur la nature.

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Maurice ROLLINAT

Portait de Maurice ROLLINAT

Maurice Rollinat, né à Châteauroux (Indre) le 29 décembre 1846 et mort à Ivry-sur-Seine le 26 octobre 1903, est un poète français. Son père, François Rollinat, était député de l’Indre à l’Assemblée constituante en 1848 et fut un grand ami de George Sand. Issu d’un milieu cultivé, Rollinat se met très... [Lire la suite]

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