Poème 'Bibliothèques' de Paul VERLAINE dans 'Biblio-sonnets'

Bibliothèques

Paul VERLAINE
Recueil : "Biblio-sonnets"

Meuble sublime ou ridicule, ou tous les deux,
Qui, mon goût consulté, serait plutôt modeste
Et de proportions, et de luxe, et du reste,
Salut, Bibliothèque, antre auguste et hideux !

Mais les livres, ici, n’en point parler vaut mieux ;
Le logis, le local, indigent ou céleste,
Seul, nous veut occuper d’un oeil profond ou leste,
Et déjà l’examen me convainc d’être vieux :

Car je hais la dorure et la fioriture
Sur l’acajou trop dense ou tels autres bois lourds :
Tout au plus des pattes en cuivre et des chefs d’ours ;

Ou bien du bois de rose aux coins, où se torture
Le rococo de Boulle et celui de Boucher…
Ou des planches au long d’un mur, où tout nicher !

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guillaumePrevel a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. Prévert pour sa candeur et son sens de l'humour,
    Orléans pour sa soif auprès de la fontaine,
    Bruant pour ses marlous et ses filles qui traînent,
    Baudelaire pour l'art de rendre amer l'amour.

    Rostand, car son esprit jamais ne fut trop lourd,
    Césaire au nom des droits de l'homme noir en peine,
    Apollinaire ayant lyre la plus humaine,
    Et Saint-Amant qui au cri du devoir est sourd.

    Rimbaud, car il voulut vraiment changer la vie,
    Germain Nouveau chantant au gré de ses envies,
    Eluard, bel amant de Dame Liberté.

    Aragon, triomphal porteur de résistance,
    Villon le vagabond, chantre des inconstances,
    Et Ronsard le plus pur, des muses la fierté.

  2. Beau choix, Cochonfucius...

  3. '__Cochonfucius rimeur des âmes poétesses__'

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