Poème 'Épilogue' de Louis-Honoré FRÉCHETTE dans 'Feuilles volantes'

Épilogue

Louis-Honoré FRÉCHETTE
Recueil : "Feuilles volantes"

À vingt ans, poète aux abois,
Quand revenait la saison rose,
J’allais promener sous les bois
Mon coeur morose.

À la brise jetant, hélas!
Le doux nom de quelque infidèle,
Je respirais les frais lilas
En rêvant d’elle.

Toujours friand d’illusions,
Mon coeur, que tout amour transporte,
Plus tard à d’autres visions
Ouvrit sa porte.

La gloire, sylphe décevant
Si prompt à fuir à tire-d’aile,
À son tour m’a surpris souvent
A rêver d’elle.

Mais maintenant que j’ai vieilli,
Je ne crois plus à ces mensonges :
Mon pauvre coeur plus recueilli
A d’autres songes.
Une autre vie est là pour nous,
Ouverte à toute âme fidèle :
Bien tard, hélas! à deux genoux,
Je rêve d’elle!

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

Louis-Honoré FRÉCHETTE

Portait de Louis-Honoré FRÉCHETTE

Louis-Honoré Fréchette (16 novembre 1839 – 31 mai 1908), poète, dramaturge, écrivain et homme politique, est né à St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy (Lévis), Québec, Canada. Bien que son père, entrepreneur, soit analphabète, il étudie sous la tutelle des Frères des écoles chrétiennes. De 1854 à 1860, il fait ses études... [Lire la suite]

© 2019 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS