Poème 'Georges Braque' de Paul ÉLUARD dans 'Nouveaux Poèmes'

Georges Braque

Paul ÉLUARD
Recueil : "Nouveaux Poèmes"

Un oiseau s’envole,
II rejette les nues comme un voile inutile,
II n’a jamais craint la lumière,
Enfermé dans son vol,
II n’a jamais eu d’ombre.

Coquilles des moissons brisées par le soleil.
Toutes les feuilles dans les bois disent oui,
Elles ne savent dire que oui,
Toute question, toute réponse
Et la rosée coule au fond de ce oui.

Un homme aux yeux légers décrit le ciel d’amour.
Il en rassemble les merveilles
Comme des feuilles dans un bois,
Comme des oiseaux dans leurs ailes
Et des hommes dans le sommeil.

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Commentaires

  1. Illusoire Credo
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    Je suis un oiseau libre au Ciel de Vérité,
    Je diffère d’Icare et suis sûr de mes ailes ;
    Mon vol fut célébré par une demoiselle
    Dans des vers qu’elle m’a bien souvent récités.

    Très peu de mes pareils me peuvent imiter,
    Ni le doux martinet, ni la fine hirondelle ;
    Celle-ci nargue ceux qui sont amoureux d’elle,
    Ils maudissent un sort qu’ils ont bien mérité.

    Je suis très performant aux altitudes basses,
    Pour admirer les fleurs, au ras du sol je passe ;
    Je ne dis pas cela pour vous y inciter.

    Mon âme se souvient de maîtres admirables ;
    Elle acquit auprès d’eux des qualités durables
    Et l’art de me garder de toute vanité.

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