Je veus lire en trois jours l’Iliade d’Homere
Je veus lire en trois jours l’Iliade d’Homere,
Et pour-ce, Corydon, ferme bien l’huis sur moy.
Si rien me vient troubler, je t’asseure ma foy
Tu sentiras combien pesante est ma colere.Je ne veus seulement que nostre chambriere
Vienne faire mon lit, ton compagnon, ny toy,
Je veus trois jours entiers demeurer à requoy,
Pour follastrer apres une sepmaine entiere.Mais si quelqu’un venoit de la part de Cassandre,
Ouvre lui tost la porte, et ne le fais attendre,
Soudain entre en ma chambre, et me vien accoustrer.Je veus tant seulement à luy seul me monstrer :
Au reste, si un Dieu vouloit pour moy descendre
Du ciel, ferme la porte, et ne le laisse entrer.
Pierre de RONSARD
Pierre de Ronsard (né en septembre 1524 au manoir de la Possonnière, près du village de Couture-sur-Loir en Vendômois et mort le 28 décembre 1585 au Prieuré de Saint-Cosme en Touraine), est un des poètes français les plus importants du XVIe siècle. « Prince des poètes et poète des princes », Pierre de Ronsard, adepte de... [Lire la suite]
- Foufroye moy de grace ...
- Plus mille fois que nul or terrien
- Quand je te voy seule assise à par-toy
- Marie, vous passez en taille, et en visage
- Pourtant si ta maîtresse...
- Vous me distes, Maitresse, estant à la...
- Si mille oeillets, si mille liz j'embrasse
- Sur mes vingt ans, pur d'offense et de vice
- Tu te moques, jeune ribaude
- Contre Denise Sorcière




Commentaires
Aucun commentaire
Rédiger un commentaire