Poème 'Je veus lire en trois jours l’Iliade d’Homere' de Pierre de RONSARD dans 'Second livre des Amours'

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Je veus lire en trois jours l’Iliade d’Homere

Pierre de RONSARD
Recueil : "Second livre des Amours"

Je veus lire en trois jours l’Iliade d’Homere,
Et pour-ce, Corydon, ferme bien l’huis sur moy.
Si rien me vient troubler, je t’asseure ma foy
Tu sentiras combien pesante est ma colere.

Je ne veus seulement que nostre chambriere
Vienne faire mon lit, ton compagnon, ny toy,
Je veus trois jours entiers demeurer à requoy,
Pour follastrer apres une sepmaine entiere.

Mais si quelqu’un venoit de la part de Cassandre,
Ouvre lui tost la porte, et ne le fais attendre,
Soudain entre en ma chambre, et me vien accoustrer.

Je veus tant seulement à luy seul me monstrer :
Au reste, si un Dieu vouloit pour moy descendre
Du ciel, ferme la porte, et ne le laisse entrer.

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Commentaires

  1. Un érudit cherchait le lieu natal d'Homère ;
    Un collègue lui dit que donc, il lui fallait
    Rencontrer un chercheur sortant de l'ordinaire,
    Le plus savant de tous, le maître Alphonse Allais.

    Allaure, dit Alphonse, est le nom de ce lieu :
    Il n'est plus temps que vous en doutassiez encore.
    « Merci », dit l'érudit, « pour cet avis précieux ;
    Mais comment... » « Vous savez : on dit "Homèr'd'Allaure. »

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