Poème 'L’espoir luit comme un brin de paille dans l’étable' de Paul VERLAINE dans 'Sagesse'

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L’espoir luit comme un brin de paille dans l’étable

Paul VERLAINE
Recueil : "Sagesse"

L’espoir luit comme un brin de paille dans l’étable.
Que crains-tu de la guêpe ivre de son vol fou ?
Vois, le soleil toujours poudroie à quelque trou.
Que ne t’endormais-tu, le coude sur la table ?

Pauvre âme pâle, au moins cette eau du puits glacé,
Bois-la. Puis dors après. Allons, tu vois, je reste,
Et je dorloterai les rêves de ta sieste,
Et tu chantonneras comme un enfant bercé.

Midi sonne. De grâce, éloignez-vous, madame.
Il dort. C’est étonnant comme les pas de femme
Résonnent au cerveau des pauvres malheureux.

Midi sonne. J’ai fait arroser dans la chambre.
Va, dors ! L’espoir luit comme un caillou dans un creux.
Ah ! quand refleuriront les roses de septembre !

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Commentaires

  1. Drac d'azur
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    Le drac d'azur ne vit jamais dans une étable,
    Mais au fond du jardin de l'hôpital des fous.
    Est-ce dans une grotte, est-ce dans un grand trou ?
    Il a le verre en main, le flacon sur la table.

    Son oncle était marquis, son aïeul connétable,
    Lui, c'est moins d'embarras, car il n'est rien du tout ;
    Les honneurs, la richesse, à vrai dire, il s'en fout,
    En fait de nonchaloir, je le crois imbattable.

    Voudriez-vous avoir un tel époux, madame ?
    Car, jamais de tels gens n'importunent les femmes,
    Ni ne deviennent durs quand ils sont malheureux.

    Le matin, sans ronfler, ils dorment dans la chambre,
    Ramassent au jardin les feuilles en novembre,
    Et mangent du magret, s'ils ont un petit creux.

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